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Une étude sur le fonctionnement des assainissements non collectifs en France !
Article mis en ligne le 13 novembre 2018
dernière modification le 26 novembre 2018

par Nicolas
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L’IRSTEA (Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture) a mené une étude entre 2011 et 2016 de suivi « in situ » d’installations d’assainissement non collectif (ANC). Les résultats de cette enquête montrent que les nouveaux systèmes de micro-station n’assurent pas correctement leur mission et que la phytoépuration fait partie des systèmes les plus performants.

Ce suivi a été mis en place au niveau national dans le cadre des plans quinquennaux d’actions nationales des ANC. Il fait suite à l’évolution réglementaire de 2009 qui a permis l’installation de nouveaux dispositifs d’assainissement agréés. L’enjeu majeur est la maîtrises des problématiques sanitaires et environnementales des ANC.

L’étude a été réalisée sur 246 installations réparties sur toute la France. Elles ont été répartie en 3 familles de traitements :

  • Cultures fixées sur support fin (8 dispositifs étudiées) :
    • Fosse septique avec un filtre à sable, zéolithe, copeau de coco, laine de roche
    • Phyto-épuration
  • Culture libre : microstation (présence d’un système d’aération mécanique) avec culture de bactéries (6 dispositifs étudiés).
  • Cultures fixées immergées : microstation avec culture de bactéries dans un milieu immergé (7 dispositifs étudiés).

Il faut noter que La pédo-épuration n’ayant pas de système agréé ne fait pas partie de cette étude. De plus, par définition, il ne serait pas possible de mesurer la qualité de l’eau en sortie...

L’irstea a choisi deux critères de suivi des installations :

  • La qualité des eaux en sorties du systèmes :
    • Mesure de la MES (Matière En Suspension)
    • Mesure de la DBO5 (Demande Biologique en Oxygène 5 jours)
    • DCO (Demande Chimique en Oxygène)
    • Le taux d’azote NK
    • Le taux d’azote ammoniacale NH4+
    • Le taux de nitrate N03-

Le taux de micro organismes présents en sortie de système n’est pas un critère retenu !

  • L’acceptabilité par les utilisateurs de la fréquence des opérations d’entretien « curatifs »

Les résultats de chacun de ces critères ont été classés en « acceptable », « médiocre » ou « inacceptable ».

Les conclusions de l’étude indiquent que :

  • 5 dispositifs sur 21 sont acceptables du point de vue de la qualité des eaux :
    • Le dispositif traditionnel de fosse septique avec filtre à sable
    • Le dispositif de phyto-épuration
    • Un dispositif de fosse septique avec filtre de copeau de coco
    • 2 dispositifs de culture fixe immergée
  • 5 dispositifs sur 21 sont inacceptables du point de vue de la qualité des eaux
  • 7 dispositifs sur 21 sont acceptables du point de vue de la fréquence des opérations de dépannage :
    • Le dispositif traditionnel de fosse septique avec filtre à sable
    • Le dispositif de phytoépuration
    • Un dispositif de fosse septique avec filtre de zéolithe
    • Un dispositif de fosse septique avec filtre de copeau de coco
    • Un dispositif de fosse septique avec filtre de laine de roche
    • Un dispositif de culture fixe immergée
    • Un dispositif de culture libre
  • 5 dispositifs sur 21 sont inacceptables du point de vue de la fréquence des opérations de dépannage

Au final, seuls 3 dispositifs sont acceptables du point de vue des deux critères :

  • Le dispositif traditionnel de fosse septique avec filtre à sable
  • Le dispositif de phytoépuration
  • Un dispositif de fosse septique avec filtre de copeau de coco

En résumé, selon les critères retenus, il s’avère que ce sont les systèmes traditionnels et la phytoépuration qui sont les plus performants. Les nouveaux systèmes d’épuration type micro-station ne sont globalement pas fiables.
On peut regretter le caractère limité de cette étude. Aucune évaluation n’est faite sur les pathogènes. Ceux-ci provenant quasiment tous des WC, il aurait été intéressant d’étudier des systèmes combinés à l’utilisation de toilettes sèches, tel que la pédo-épuration et la phyto-épuration des eaux ménagères. Enfin, c’est une première étude sur les ANC ; l’échantillon de 246 installations sur toute la France est plutôt faible ; d’autant plus que l’ensemble de ces installations n’avait pas 4 ans de fonctionnement. On peut donc souhaiter que cette étude soit renouvelée sur un panel plus important de systèmes et un plus grand nombre d’installations.

Synthèse de l’étude de l’IRSTEA :

PDF - 544.7 ko

L’ensemble des documents de cette étude est disponible sur le site de l’IRSTEA


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