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Terr’Eau : assainissement écologique | toilettes sèches | compost | eaux ménagères
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Informations sur les toilettes sèches, à compost et à séparation, le compostage, la pédo-épuration et la phyto-épuration.

Gestion naturelle des eaux grises

 Les eaux usées domestiques

Pour les besoins domestiques nous faisons entrer de l’eau dans la maison. Cette eau nous la salissons avec les produits que nous y ajoutons, intrants externes ou production de notre propre organisme. Nous faisons ensuite ressortir cette eau de la maison en l’évacuant sous deux formes différentes :

  • les eaux grises ou eaux ménagères sont les eaux de lavage : douche, bain, lavage de la vaisselle et du linge ;
  • les eaux vannes ou eaux noires sont celles des toilettes à eau ou WC.

Le mélange de ces deux types d’eaux est appelé eaux usées domestiques.

Jusqu’à peu, la législation française nous imposait le mélange ces deux flux dans un même tuyau. L’article 3 de l’arrêté du 7 septembre 2009 dans sa version initiale était formel : « Les installations doivent permettre le traitement commun de l’ensemble des eaux usées de nature domestique constituées des eaux-vannes et des eaux ménagères produites par l’immeuble. »

Un des principes de base de l’assainissement écologique est pourtant bien de traiter séparément excrétas et eaux grises.

L’arrêté du 7 mars 2012 a modifié l’arrêté de 2009 et l’article 17 indique désormais que « en cas d’utilisation de toilettes sèches, l’immeuble doit être équipé d’une installation conforme au présent arrêté afin de traiter les eaux ménagères. Le dimensionnement de cette installation est adapté au flux estimé des eaux ménagères. »

Ainsi, le législateur a reconnu le « cas particulier » des toilettes sèches, mais la Loi impose dans ce cas de traiter les eaux grises selon les mêmes protocoles que pour les eaux usées domestiques (eaux grises et eaux vannes mélangées). Vu la nature très différentes de ces deux types d’eaux usées, nous souhaiterions que le législateur reconnaisse le traitement dissocié des eaux grises, suite logique de la reconnaissance des toilettes sèches.

 Les eaux grises (ou eaux ménagères)

On estime la charge polluante des eaux grises à environ 20 % de la charge polluante des eaux usées domestiques. Le Pr Joseph Orszagh considère que « leur charge polluante est surtout composée de savons, de détergents (...), de graisses et rarement de phosphates » [1] Malgré les différences notables entre eaux usées et eaux grises, la plupart des systèmes d’épuration utilisés pour les eaux grises « héritent » de systèmes conçus pour traiter aussi les eaux vannes. En reconnaissant un « cas particulier » des toilettes sèches, il semblerait que le législateur ait oublié de considérer de fait le « cas particulier » des eaux grises.

Nous présentons dans cette rubrique différents systèmes et expériences d’épuration naturelle des eaux grises qui s’appuient sur la vie du sol :
- les filtres plantés (appelés souvent à tort « phyto-épuration »)
- la pédo-épuration (appelée parfois à tort « géo-épuration »)

Pour approfondir nous vous proposons cette introduction à la gestion des eaux grises, traduction du document « Introduction to greywater management » mis en ligne en avril 2005, résumé d’un document en anglais de 25 pages portant le même titre et publié en 2004 [2]. La traduction est de Pierre Besse, administrateur et co-fondateur de Terr’Eau.

En allant encore plus loin, Joseph Orszagh, acteur incontournable de l’assainissement écologique, invite même les personnes équipées de toilettes sèches à « oublier l’épuration des eaux grises » ! Dans ce document, il explique en détail pourquoi les eaux grises infiltrées dans le sol ne présentent pas de risques, même pour les nappes phréatiques et qu’elles « ne menacent l’environnement qu’en cas de déversement dans une eau de surface naturelle, même après épuration ».

Nous laissons chacun se faire son avis et trouver selon sa situation et ses besoins, le système d’épuration des eaux grises qui lui conviendra, depuis les systèmes de pédo-épuration les plus rudimentaires ou les plus sophistiqués, en passant par les filtres plantés auto-construits jusqu’aux systèmes plus onéreux mais conformes à la réglementation.


Notes
Les sous-rubriques de cette rubrique
Pédo-épuration
Nous préférons utiliser le terme de pédo-épuration à celui de « géo-épuration ». Le terme de pédo-épuration est formé à partir du grec « pedon », le sol, (...)
Cette rubrique contient 6 articles
Filtres plantés
Par filtres plantés, nous entendons des bacs étanches remplis d’un substrat d’une certaine granulométrie (pouzzolane ou graviers le plus souvent) et (...)
Cette rubrique contient 1 article

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