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Informations sur les toilettes sèches, à compost et à séparation, le compostage, la pédo-épuration et la phyto-épuration.

Des toilettes sèches, pourquoi ?

Argumentaire pour l’adoption de la toilette sèche et l’abandon des systèmes d’assainissement conventionnel.

Article mis en ligne le 24 avril 2009
dernière modification le 1er mars 2016

par Pierre Besse
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article révisé le 2 octobre 2015

DES TOILETTES SÈCHES : POURQUOI ?

Pour des raisons élémentaires d’hygiène et de respect des cycles de la vie

1) Le système fosse septique-épandage souterrain

C’est le procédé de base en assainissement autonome. C’est cher à l’achat (fosse, tuyaux, terrassement, main-d’œuvre), on gaspille de l’eau, on ne peut pas recycler les déchets. La pollution des puits du voisinage est plus ou moins systématique, même à des distances supérieures aux 35 mètres réglementaires. Un jour, il faut vider la fosse : bonjour la corvée. Un jour, les tuyaux d’épandage sont colmatés : il faut tout refaire.

2) Le tout à l’égout

C’est cher et ça fait des dégâts : des kilomètres de tranchées et de tuyaux, des usines de traitement en béton difficiles à intégrer au paysage et souvent pénibles pour le voisinage, un abonnement obligatoire et pas donné pour tous les riverains du réseau.
Mais surtout, c’est une absurdité écologique et sanitaire : la station laisse tout partir directement à la rivière en cas de forte pluie, et même en fonctionnement normal, elle laisse échapper une partie non négligeable des contaminants biologiques (protozoaires, bactéries, virus), et l’essentiel des molécules solubles : azote, phosphore et autres sels responsables de l’eutrophisation des rivières et de l’océan, médicaments et hormones de synthèse accompagnés de métaux lourds, pesticides, composés organiques, traces style dioxine, etc.
Dans l’eau, ces polluants sont quasiment à l’abri de la dégradation microbienne, et ils poursuivent jusque dans l’océan une longue carrière de destruction. En passant plusieurs fois par nos robinets, pour ceux d’entre nous, fort nombreux, qui consomme sous l’appellation “potable” l’eau du robinet, un mélange d’eau puisée en rivière et nappe souterraine.
Pour finir, la station retient tout de même quelque chose, qu’on appelle “boue”, et qui contient, outre les pathogènes biologiques “naturels”, tous les déchets précédemment cités, dont l’origine est très diverse : pollution atmosphérique globale, circulation automobile, résidus chimiques et radioactifs d’activités industrielle ou médicale, rejets des particuliers dans les éviers et les cours d’eau, etc. Cette charge polluante tous azimuts, pour partie définitive (métaux lourds) ou presque (dioxines), rend problématique la réintroduction de ces boues, même dûment compostées, en agriculture ou dans le milieu naturel.

3) La toilette sèche

Le bon vieux pot de chambre vidé dans un coin du jardin, principe bénéficiant aujourd’hui d’amélioration technologique, n’a aucun de ces inconvénients. C’est le système le plus économique, il ne tombe jamais en panne, respecte l’eau de la nappe et celle de la rivière et n’empoisonne personne. En ajoutant à chaque usage une litière (matière carboné sèche, terre ou rien, suivant le système mis en place) et en disposant le contenu en tas, on obtient très facilement un compost. Qu’elle soit industrielle ou artisanale (inclus dans une menuiserie soignée), la toilette sèche trouve sans difficulté et sans odeur sa place dans un logement, salle de bain par exemple. Mais on peut tout aussi bien l’installer dans un coin de garage, une cabane dans le jardin ou l’emporter en voyage (camping-car).
Moyennant quelques soins élémentaires -ne pas faire le tas de compost sur la berge d’un cours d’eau, empêcher l’accès des enfants et des animaux, éventuellement couvrir le tas-,la toilette sèche épargne toute nuisance au voisinage et fournit après un ou deux ans d’assainissement un matériau sain et fertilisant.

Mais pourquoi se forcer à faire simple, gratuit, efficace et libre alors qu’on sait si bien faire compliqué, cher, dangereux et obligatoire ?

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