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Toilettes à vermicompostage
Des toilettes sèches faciles à vivre !

Ce sont des toilettes sèches où le compostage se fait directement dans la cuve, sur le même principe que le lombricompostage des déchets de cuisine. Dans les deux cas, ce sont des vers de fumier (et non des lombrics) qui assurent le compostage.

Article mis en ligne le 12 novembre 2015
dernière modification le 28 janvier 2016

par Noémie
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Avantages : plus besoin d’aire de compostage extérieure à la maison. Corvée minime puisque la vidange ne se fait que tous les 5 à 10 ans suivant la dimension et l’utilisation des toilettes. Plus besoin de se procurer des matières carbonées, ce sont les vers qui assurent le compostage, rien à ajouter.

Contraintes : créer un milieu favorable aux vers. Évacuer les lixiviats (liquides excédentaires).

Mise en œuvre : sous le trône des toilettes, il faut prévoir une aire de stockage assez grande et à l’abri de la lumière.
Pour éviter que les vers se noient au fond il faut soit séparer les urines des fèces à la source, soit surélever le fond et mettre un drain. Il faut bricoler un « abri à vers » avant de les introduire dans la cuve. Enfin, une ventilation permet d’avoir un mélange pas trop humide et de chasser les odeurs.

Exemple d’installation : nous avons opté pour une tonne à eau agricole en plastique noir, placée au sous-sol et reliée au trône par un conduit en tôle cintrée en ovale. (Alternativement, on aurait pu fabriquer un trône rond du diamètre du conduit.) Au fond nous avons placé un lit de galets recouverts d’une moustiquaire fine en plastique et un écoulement en PVC (il vaut mieux éviter le métal qui se corrode vite). Les lixiviats sont dirigés vers le tas de compost qu’ils viennent enrichir.

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L’abri à vers consiste en du fumier décomposé pris en sandwich entre deux plaques d’œufs en carton. Nous avons rajouté un seau de fumier contenant des vers pour être sur d’en avoir assez au démarrage.

Nous avons trouvé les vers dans un tas de fumier de vache. Il existe un site bien fourni de don de vers de compost : http://www.plus2vers.fr

Nous avons placé une VMC de 30 W qui restait du chantier. Une ventilation moins puissante, du type de celles utilisées pour les ordinateurs, suffirait. D’ailleurs, nous trouvons la nôtre trop bruyante !


Précision sur les vers
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Les vers de fumier (ou de compost) ne sont pas des lombrics (décompacteurs) mais des « eisenia foetida » (décomposeurs), assez petits, rouges et fins. C’est pourquoi il est plus approprié de parler de « vermicompostage », et non pas de « lombricompostage », terme répandu mais impropre. Les vers s’installent spontanément dans les tas de fumier laissés en contact avec le sol. Tous conviennent, qu’ils soient dans du fumier de volailles, de moutons etc. Ils mangent aussi tous les « déchets verts ».

Comme ils mangent l’équivalent de leur poids par jour et qu’un adulte produit 150 g de fèces quotidiennes, on conseille de démarrer avec 500g de vers pour une famille 2 adultes + 2 enfants. Chez un revendeur il faut compter 30 € les 500g, mais on peut se servir gratuitement sous n’importe quel tas de fumier. Dans ce cas, le poids de vers est difficilement contrôlable, ce n’est pas très grave dans la mesure où ils se reproduisent rapidement par temps chaud, moins vite en hiver. Attention, ils craignent le gel. Ils se reproduiront ensuite suivant la capacité du milieu, ils ne peuvent pas être en surnombre.


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