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La pédo-épuration ça peut être très simple !
Article mis en ligne le 12 mars 2014
dernière modification le 26 février 2016
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Tranchée de pédo-épuration

Depuis 13 ans dans cette petite ferme de Haute-Garonne, les eaux grises sont traitées par pédo-épuration dans le jardin de la manière la plus simple qui soit. La maison est équipée de toilettes à litière bio-maîtrisée et habitée par deux habitants à l’année et quelques stagiaires et visiteurs en plus l’été.

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Filtre à paille
10 cm de galets ont été déposés au fond du filtre à paille afin d’éviter le colmatage. La taille du bidon permet de ne renouveler la paille que tous les 6 mois.

Les eaux grises issues de la cuisine passent à travers un filtre à paille afin de retenir les graisses et les solides. La paille est changée tous les 6 mois. C’est le pré-traitement.
Ces eaux grises rejoignent ensuite les eaux issues de la salle de bain et de la machine à laver et l’ensemble de ces eaux grises est déversé dans une petite tranchée de 30 cm de profondeur et de large et de 8 m de long en très légère pente dans le jardin.

Aucun végétal additionnel n’a été planté dans la tranchée, l’herbe voisine est rapidement venu coloniser cet espace humide. A environ 2m50 de cette tranchée d’infiltration se trouve un pêcher qui ne nécessite pas d’arrosage l’été (contrairement aux autres fruitiers plus loin sur le terrain). En été, il n’y a ni odeurs, ni eaux stagnantes.

Le SPANC local a contrôlé deux fois ce système et n’a rien trouvé à y redire. En effet, bien que ce système ne soit pas conforme au niveau réglementaire, le technicien a pu constater qu’il ne nuisait ni à l’environnement, ni à la santé publique.

Cet exemple de système extrêmement simple pourrait nous inviter à reconsidérer notre vision de l’épuration des eaux grises. Il y a en fait très peu à « épurer » et le principal enjeu serait finalement de retarder le plus possible le retour des eaux que nous avons utilisées aux rivières et aux nappes.

Ainsi la préoccupation principale pour la gestion des eaux grises n’est plus la « performance épuratoire », mais bien le non-rejet d’eaux sales, ou même partiellement traitées, aux fossés, ruisseaux ou nappes. C’est pourquoi à Terr’Eau nous préconisons même pour des filtres plantés d’éviter tout rejet dans les eaux de surface et de plutôt prévoir une infiltration dans le sol.

Avec les systèmes de pédo-épuration, même les plus rustiques, les eaux grises vont s’infiltrer lentement dans les horizons superficiels du sol et seront déchargées de leurs « polluants [1] » quand elles atteindront les nappes. Dans les rares cas où le sol ne permettrait pas ce traitement (sol karstique ou nappe affleurante), on devrait adopter un système étanche (filtre planté). Si le site ne permet pas d’autre choix que le rejet des eaux épurées dans le réseau hydrographique, il faudra alors contrôler ces rejets pour s’assurer de ne pas perturber les écosystèmes aquatiques.

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Tuyau de sortie des eaux grises
Notes :

[1Avant de chercher à »épurer« nos eaux grises, il nous semble pertinent de chercher à la salir le moins possible et donc de ne pas utiliser de produits nocifs pour l’environnement. Quand on parle ici de »polluants« , il s’agit essentiellement de matières organiques et de savons.


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