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Des toilettes pédagogiques en école primaire
Article mis en ligne le 15 septembre 2010
dernière modification le 10 février 2016
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À l’école primaire de Cahuzac sur Adour (Gers) une expérience pionnière a démarré en septembre 2007 :
« Lors d’une séance de découverte du monde concernant « l’eau dans la vie quotidienne », certains élèves ont repéré les pollutions créées par les rejets des installations sanitaires individuelles. Un élève a alors expliqué : « Chez mon tonton on ne tire pas la chasse d’eau, y’en a pas, on recouvre tout avec de la sciure ! »

« Un débat s’est installé dès cet instant avec des préoccupations simples : comment, où, depuis quand, quoi ? Le pourquoi n’était déjà plus d’actualité, les enfants avaient immédiatement intégré l’intérêt écologique et économique des toilettes sèches. A la fin de cette discussion, la proposition a été faite de fabriquer des toilettes sèche pour l’école. »

Le principe choisi a été les Toilettes à Litière Bio-maitrisée, la réalisation a été menée de A à Z par la classe, y compris la construction de la cabine. Le coût total du projet fut de 286 € entièrement financé par la coopérative après le vote des élèves. Les toilettes sont stationnées dans la cour de récréation. Démontables, elles sont louées certains week-ends et vacances à des particuliers ou des associations (10€ la journée et forfait 30€ au-delà de 3 jours).

Pour ne pas créer de blocage et laisser chacune et chacun libre de procéder selon ses envies et possibilités, deux WC ont été laissés en service. Si au départ les élèves utilisaient les TLB avec discrétion ce sont maintenant 98% des filles et 70% des garçons qui les utilisent. Cette différence pourrait venir du fait que les garçons rechignent à s’asseoir pour uriner.

Cela fait maintenant 3 ans que l’expérience suit son cours et l’instituteur nous a confié qu’il n’y a pas de souci avec les élèves qui gèrent eux mêmes tout le processus depuis le vidage des containers jusqu’au compostage du produit. Pour la première année le compost assaini a été utilisé dans le jardin pédagogique.

Un livret, entièrement réalisé par les élèves, a été distribué aux parents. Cause directe ou non, sept familles supplémentaires ont équipé leur foyer de toilettes sèches.

Bravo et merci pour ce livret synthétique qui nous aide à suivre le cheminement de votre projet.

Je ne peux m’empêcher d’y mettre mon grain de sel : le chapitre « IV- rappel des lois » a été écrit avant le 7 septembre 2009, date des arrêtés concernant l’Assainissement Non Collectif et autorisant les toilettes sèches dans son article 17 par dérogation à l’article 3. Vous trouverez des éléments de réflexion dans notre base documentaire, sur un forum de éc’eau-logis et ailleurs sans aucun doute...

Dans le chapitre « V -réponses aux questions » écrire que « Les matières fécales sont tout de suite décomposées,... » est exagéré et interprétable. Même si, avec un bon équilibre entre les divers matériaux que l’on y introduit, très rapidement apparence et odeur changent, il est hasardeux d’en déduire que les matières fécales ne contiennent plus de germes pathogènes. Par précaution nous préconisons 2 ans de compostage après le dernier apport de matière fraîche, ce délai peut être considérablement réduit avant le retour à la terre du compost mais à la condition de bien maîtriser les principes et processus agronomiques. Si vous désirez approfondir le sujet cet article de Joseph Orszàgh développe et argumente dans les détails, le guide réalisé par le RAE [1] l’aborde sous un angle pratique et plus modestement cet article synthétique écrit par nos soins le résume.

Et pour la petite histoire, l’année de la a mise en service des TLB il n’y a eu qu’une seule épidémie de gastro-entérite alors qu’il y en avait plusieurs par hiver les années précédentes. Cette épidémie a eu lieu pendant un arrêt de TLB dû à une panne d’approvisionnement en sciure !

Peut on en déduire que les toilettes à eau sont plus facilement vecteur et cause de maladie que les toilettes sèches ?

C’est en tout cas ce que pense notre instituteur qui nous explique que la majorité des germes pathogènes, adaptés au milieu anaérobie, vont se développer dans l’eau et de ce fait seront plus présents sur une lunette de WC. Comme ils seront vite détruits dans le milieu aérobie d’une toilette sèche ils coloniseront moins la lunette.

En l’absence d’analyses comparatives fréquentes et régulières sur la charge en pathogènes de lunettes de WC par rapport à celle de lunettes de TS, nous n’avons aucune raison de remettre en cause son raisonnement. Nous vous invitons à consulter les graphiques évocateurs sur l’évolution de la consommation d’eau et du taux d’absentéisme depuis la construction de ces TLB.


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